En ce samedi 18 février, le soleil brille sur mes petits yeux de fénec fatigué. L'héritier du fénec nous a pondu sa fidèle gastro et nos sommeils en furent perturbés. Une histoire banale aux pays des ombres. La fumée s'étire au-dessus des tours d'Issy-les-Moulineaux, quelques rayons de soleil transpercent les nuages, timidement, entre deux coups de vent. Nous sommes déjà mi-février, j'ai l'impression que ça va vite, très vite. Je ne sais pas vous mais il y a des matins où je me lève avec l'impression d'être à côté du monde, pas très loin, mais juste entre deux étages, comme "Dans la peau de John Malkovitch".
Les nains sont à fond dedans, bien dans le monde.
Un mini monde fait de dessins animés, de jeux et d'essuyages de cul. Pas compliquée une vie de nain. Je les regarde ce matin et je me demande ce qu'ils vont devenir. Le nain est plutôt doué pour le sport et les Pokemon : va-t-il lui même devenir un Pokemon ? Ce serait la classe ! On n'a jamais eu de Pokemon dans la famille... La petite naine a deux ans et demi et elle compte en anglais jusqu'à "eight". Certes, elle oublie le "six", mais qui s'en soucie ? Elle sera peut-être interprète, comme Nicole Kidman. Finalement je me dis qu'ils feront bien ce qu'ils veulent. Comme de toute façon à 30 ans ils iront chez le psy pour dire que leur père était très méchant et peu fiable sous sa perruque, ... Je suis certainement en train de créer des lésions irréversibles dans leur cerveau en formation ?!? Je doute. Souvent le samedi matin je doute, comme après une bonne cuite ! Certes, le doute est une preuve de l'existence disait Socrate, ou Darry Cowl, je ne sais plus. A force de se triporter, ça rend sourd !
Ce matin par exemple, on regarde Babar. Il a perdu sa mère. Comme Bambi. Comme Simba. Comme Brigitte Fossey. "Micheeeeeeel, Micheeeeeel !", et hop je repleure. Cette petite fille, orpheline, perdue dans cette immense gare et qui a perdu son seul ami, le jeune George Poujouly, dit "Michel". Quelle terrrible affaire...
Pourquoi tant de films commencent-ils par la mort de la mère ? Histoire de bien nous mettre le moral à zéro. OK. Le décor est planté, le héros est dans la merde, seul au monde, orphelin. Sauras-tu retrouver ton chemin ?
Des films qui foutent les boules y'en a des tonnes. Vous vous souvenez de "Tendres passions" ? Avec Shirley Mac Laine, Jack Nicholson et Debrah Winger ? Wouhaooooo, what a beautiful movie (pardon). J'en pleure encore... Et ce téléfilm américain qu'on est deux à avoir vu : "Rendez-moi mes enfants". Rien que le titre t'as envie de te pendre. Bon j'arrête là, c'est pas bon pour le moral ces vieux souvenirs. D'autant qu'au fond j'ai une bonne patate... Ce serait dommage de gâcher !
Ceci dit on a tous un vieux film triste au fond de son âme. C'est quoi le vôtre ?