Vous le lirez à droite à gauche : hier soir c'était l'anniversaire des 3 ans des Fanny's parties. Pour ceux qui ne la connaissent pas, Fanny est une geek à couettes qui vit sur une cyber-planète peuplée d'artistes, de marketeux et de blogueurs. Un petit brin de gonzesse trempé dans de l'uranium enrichi au travail. Elle partage ses journées entre ses émissions de TV sur Game One, l'écriture de livres, ses articles dans la presse geek, ses événements téléphoniques et les festivals, Cannes notamment. Sympa, souriante, ambitieuse, c'est une meuf qui fout la pêche tellement elle prend du plaisir à faire tout ça, en plus d'être maman, épouse et fière de l'être.
Pour les 3 ans de ses soirées technoïdes, elle a eu la bonne idée de réunir son petit monde au Pink Paradise, un bar à scène où des femmes en string montrent leurs nichons silliconés aux cadres émoustillés du monde entier. Il en fallait une sacrée raison pour réunir autant de blogueurs sachant que nous n'avions pas le droit de nous photographier ! Hier c'était alcool à volonté. Je n'ais pas compris le nom du cocktail, si quelqu'un s'en souvient qu'il n'hésite pas à le laisser en commentaire. En ce qui me concerne, j'ai cru que le barman me proposait un "toucher rectal", mais je doute (mise à jour : c'était un "cointreaupolitan", j'étais pas loin)...
Tous les blogueurs mâles de l'Ile-de-France étaient là, on se demande pourquoi. En fait, le Pink Paradise, c'est une foire à la bestiole où défilent entre les tables, sur une longue scène illuminée, des demoiselles qui aiment visiblement danser en se frottant le minou sur des barres métalliques. Avec l'alcool, le bruit et la lumière, on finit par ne plus rien voir vraiment. Juste des mouvements de jambes et de hanche qui viennent vous accrocher le regard... On cherche un bout de poil ou d'un truc un peu intime. Mais non. On se contente d'une paire de seins, pas longtemps, toujours faux mais jolis. Pour le minou faut pas y compter, c'est caché. Une sur trois est jolie, très jolie même, mais les autres font un peu de la peine. Avec la lumière crue, la moindre peau d'orange sur une cuisse un peu molle, et l'on se dit que c'est triste pour elle, que peut-être elle n'a pas trouvé mieux pour vivre, qu'elle fait ce qu'elle peut. Entendons-nous bien, je n'ai rien contre la peau d'orange, ça vaut bien nos poignées d'amour... Mais sur une scène de spectacle érotique, c'est comme un défaut de carrosserie, un problème dans la chorégraphie, du laxisme dans le casting. Modèle avarié. Remboursez.
C'est cruel, je sais. Mais si je vais chez Lucas Carton, je n'ai pas envie de manger des Nuggets.
Je me demandais à quoi elles pensaient pendant qu'elles se frottaient à leurs barres métalliques, sous les yeux des geeks émerveillés de tant de beauté. Pauvres filles inexpressives, emmurées dans leurs pensées secrètes, dansant comme des machines, réalisant des mouvements vus et revus, chorégraphies sexuelles à base d'écartements de fesses et de regards profonds comme une flaque d'eau. Faisant croire à chacun qu'elle bouge pour lui... Ces filles-là ne m'excitent pas, je les regarde comme on parcourt Entrevue, rapidement, sans se prendre la tête, et puis après on passe à autre chose.
Enfin, je ne me plains pas non plus, ce n'est pas si désagréable et ça offre un point de fixation pour les yeux quand on ne sait plus quelle contenance se donner. Merci Fanny, c'était bien, sympa, comme d'habitude !