Il y a des films, des artistes, des livres ou des histoires à côté desquelles on passe, année après année, par je ne sais quelle magie. Par exemple, j'ai étudié l'Histoire à l'Université. Quatre ans. Et bien personne ne m'a jamais parlé de Napoléon. Je suis une bille en Napoléon. Le mec a été zappé de mon champs de vision, c'est fou quand même. Cela aurait pu tomber sur Emilien Dutrousseau, inventeur du slip pour caniches. Mais non, ma vie à moi est marquée par l'absence de l'Empereur. J'ai d'ailleurs découvert chez Virgin aujourd'hui, dans les rayons "Histoire", un ouvrage remarquable : "Napoléon pour les Nuls". J'ai ri tout seul devant le rayon.
Deux bloguopotes ont décidé conjointement de combler une absence lourde de ma culture et m'ont offert, sans d'autre raison que leur bonté, la trilogie du Parrain. Et oui. 36 ans, toutes mes dents, et je n'avais jamais vu ce Star Wars sicilien. Il faut dire qu'à force d'en entendre parler, on finit par douter. On évite. On se complait dans l'originalité du mec qui n'aurait jamais vu La Grande Vadrouille ni entendu une chanson de Sardou. Et puis il y a des monuments qu'on a l'impression de connaître sans jamais les avoir visités. Voyez Le Louvre, je n'y suis jamais allé par exemple. C'est fou ou pas ? La honte ? Shame on me ? Je ne sais pas pourquoi, je résiste. Et la Bible. A force d'en entendre parler en a l'impression de l'avoir lue plusieurs fois, en plusieurs voix plus ou moins pénétrables...
Bref, rentré hier soir de quelques vacances bien méritées, et délesté de quelques mini boulets, j'ai pu me vautrer dans l'attitude du mâle dominant, télécommande en main, une boîte de fingers dans le nez et du temps devant moi. Vous me croirez ou pas, j'ai vu les 3. Le Parrain 1, le Parrain 2 (deux disques mais je ne sais pas pourquoi), le Parrain 3.
P'TAIN C'TE CLAQUE QUE JE ME SUIS PRIS DANS LA GUEULE !!!!!!! Je n'en suis pas remis.
Je vous épargnerai la critique, je ne sais pas faire et puis tout le monde l'a vu sauf moi donc ce serait comme tenter de vous intéresser en vous donnant mon avis sur Le malade imaginaire.
A la fin j'ai pleuré. je ne devrais pas le dire mais si. J'ai eu le poil dru sur l'avant-bras gauche. Chez moi c'est un signe d'émotion ; ça ne vaut pas une érection mais ça a le mérite d'exister.
Je dis juste que je n'avais pas pris une telle claque depuis des années. Que le Al Pacino vient de rentrer définitivement dans mon TOP 5. Que je viens de me souvenir que le cinéma peut offir de grands moments. Que c'est plein d'espoir pour le reste de mes jours, d'imaginer être passé à côté d'une telle pépite. Sans doute y en a-t-il d'autres...
Il va falloir que je fasse la liste des classiques soigneusement évités et que je commence à faire des efforts pour ne plus faire ma tête de mule.
Sinon, ça va. Je ne me remets pas non plus de la coiffure d'Eunice Barber qui m'a fait cracher mon verre de jus multivitaminé sur mes chaussettes.