Petit à petit... 0/20.
"Il y a trois ans, la scène finale d'Idoménée, opéra de Mozart
joué au Deutsche Oper de Berlin, avait juste causé quelques remous. A
l'issue de l'ultime note, Idoménée, le roi de Crète, revenait sur scène
avec un sac ensanglanté. Contrairement au livret, le personnage ne
sortait pas la tête de son fils, réclamée par Poséidon pour pouvoir
retourner sur son île, mais celles du dieu de la mer, de Jésus, de
Bouddha et de Mahomet. Aujourd'hui, cette scène, imaginée par le
metteur en scène Hans Neuenfels, vaut l'annulation des représentations
de cette oeuvre, qui devait être rejouée en novembre, de peur qu'elle
ne suscite des réactions parmi les musulmans." Lire la suite de l'article ici.
Je ne sais pas vous, mais je me sens comme Davy Crockett sur les barricades de Fort Alamo. Entouré d'interdits, de bien penseurs, de donneurs de leçons, de fanatiques, d'associations de défense, de procéduriers, de maîtres de guerre, de paranoïaques, de toutes les soutanes, de toutes les origines... Quand la culture s'auto-censure par peur des religions, qu'elle se flagelle en place publique, c'est l'Inquisition qui revient à pas de velours, sans se presser, avec son grand chapeau. Je ne sais sur quelle île il faudra fuir pour pouvoir librement réinventer le monde et les idées sans peur de se faire traiter de tous les mots. Et bien pire.
