J'ai décidé de me présenter aux Législatives...
Oui, moi aussi je fais le grand saut, comme Christophe Ginisty, je pense qu'il est temps de m'engager plus profondément dans la vie de la cité, et d'honorer Platon pour sa caverne, Machiavel et Bergson pour leurs Lycées. En effet, ces trois penseurs ont défini les fondations d'une société libérale laïque et apostolique n'ayant pas de dépendance immédiate avec la liberté de ne rien faire. Hors, en tant qu'individu libre dans une masse en mouvement, je SAIS (notez l'emploi des majuscules pour illustrer la certitude du SAVOIR), je SAIS donc que l'homme en tant qu'atome est doué pour prendre des ions. Négatifs ? Positifs ? Peut importe, tant que la neutralité est écartée au profit d'une constante inconscience de soi. Qu'est-ce que l'inconscience de soi me direz-vous ?, et vous aurez tellement raison. À ce questionnement fondateur je répondrais simplement : la folie rationnelle. Une forme de contradiction maîtrisée dans une harmonie volatile.
En conséquence et pour agir en cohérence avec ma théorie, je dis OUI ! Mais, engageons-nous dans la vie politique seulement et seulement si les conditions élémentaires de cohésion sociale sont garanties à la fois par le conscient collectif (indépendament de toute perspective animiste, bien entendu) et l'absolu individuel tel que le décrivait Descartes, ou même, si j'osais, Pascal (dont tout le monde ignore le nom de famille).
En conclusion, je dirais donc que je ne suis réellement pas prêt à la saillie belliqueuse totale et méprisante que l'exercice politique viendrait naturellement provoquer en allant fureter comme un charognard dans les archives de mon blog où j'en ai déjà dit et trop fait depuis plus de deux ans. Le combat politique est une giclée boueuse et malodorante qui transforme les volontés les plus pures en racailles accréditées et protégées. Un combat de hyènes dans une flaque de sang...
Je vous annonce donc, en toute logique, que je m'engage dès maintenant dans la campagne en candidat libre, tranquillement, sans rien changer de mes habitudes, et que je me présente dès demain à poil sur mon balcon, les roupettes à l'air, pour respirer le bon air pur de la liberté de penser, comme le disait le grand penseur Florent Pagny.
Quoi ?
