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août 2007

ven. 31 août 2007

44 contrepèteries à trouver !

Pour les amateurs du genre, voici une petite histoire écrite et racontée par moi-même, sur une musique chatoyante de Sébastien Tellier, "La Ritournelle". Pour mémoire, ou pour ceux qui ne savent pas, une contrepèterie, c'est l'art de décaler les sons. On échange une ou plusieurs lettres ou syllabes dans la phrase, en les remplaçant symétriquement, pour cacher une phrase plus rigolote. Ha ha ha, que c'est drôle.

Par exemple : "La terroriste s'est fait sauter en plastiquant !".
Je vous noircis les lettres à échanger : "La terroriste s'est fait sauter en plastiquant !".
Ce qui nous donne ma bonne dame : "La terroriste s'est fait peloter (plauter) en s'astiquant !". Il s'agit de jouer avec les sons, l'inexactitude des lettres n'est pas condamnable.

Je vous en donne d'autres pour vous entrainer :

La dotation du roi - La rotation du doigt.
Ils se taisent devant le buteur - Ils se baisent devant le tuteur.
Plusieurs courses pour un seul but - Plusieurs bourses pour un seul cul.

Voilà, maintenant que vous êtes prêts, voici l'histoire étonnante de Bertille et Vinvin...



jeu. 30 août 2007

To blog, not to blog or how to blog ? (Bloguer, ne pas bloguer ou comment bloguer ?:-)

Cassetete_dodecaedre What's happening ? Gros coup de mou sur la blogosphère people ! On se demande partout si le blog est mort, pourquoi les gens sont méchants, si les réseaux sociaux organisés (vous savez, ces trucs où on s'inscrit sans savoir très bien pourquoi) n'ont pas pris la main sur les communautés informelles (mais solides) nées avec les blogs... Embruns, Versac, Chryde, Padawan ou Guy Birenbaum se posent des questions. Quand les "bankable" se prennent la tête, ce n'est pas bon signe. Depuis que Loic est parti, la blogosphère n'a plus de tête de turc pour repère. Et les élections terminées, nous revenons à nos moutons, à une expression simple, à de tranquilles conversations, comme disait l'autre, où l'on parle de chats, des films qu'on a vus, des restaurants visités. Mais voilà : pourquoi faire ? Pas pour gagner de l'argent ? Si ? Pour ça il faut dépasser les 3500 pages vues quotidiennes. En-dessous, on attire pas le regard. 3500 ?!? Wouaooooooo... ça en fait des notes à écrire. Et on touche combien ? Jusqu'à 800 euros (estimation moyenne à la louche). Pas si mal... Il faudrait que j'écrive deux à trois notes par jour pour toucher 800 euros ? Des bonnes notes je veux dire, pas des copier-coller ni des photos de meufs. Des vraies notes avec de la sueur dedans ! Cela n'est pas rentable... Ou alors on s'y met à plusieurs. Est-ce que nos audiences s'additionnent ou est-ce qu'on va perdre du monde en route ? Parce que bon, si je monte un blog avec Embruns et Versac, on se fait quoi... Un petit 12 000 par jour ? Roule ma poule ! On met des belles pubs pour Easyjet ou BMW et on se partage 4000 euros ! 1300 euros chacun, c'est quasi le salaire moyen Français ! Juste en continuant à bloguer normalement mais sur un seul blog !!! Théoriquement. Ouais. Mais je ne crois pas... On ne mélange pas les genres. L'icône gaygeek, le Machiavel et le bouffon : quelle serait la ligne éditoriale ? J'ai peur que les lecteurs de Versac n'apprécient guère mes petites bêtises. Peut-on lire Attali ou Aron dans le texte tout en pleurant devant Casablanca Driver ? Peut-être, pourquoi pas... Ou alors il faut s'associer avec des blogueurs qui nous ressemblent. Quitte à faire moins d'audience mais à gagner en cohérence ? C'est peut-être ça le truc. Sortir de sa stérile solitude, de l'angoisse de l'écran blanc, du questionnement intérieur sans fin ("Pourquoi je blogue ?", "Est-ce que je ne ferais pas mieux de faire autre chose ?", "à quoi ça sert tout ça ?"). Quand on est plusieurs, l'énergie est décuplée, les raisons de s'enthousiasmer sont différentes, le regard des autres bénéfique... Une sorte de journal mais en ligne ! Eureka ! Un journal en ligne avec de la pub dedans et une ligne éditoriale ! Pas mal...
Ou alors  on continue de bloguer pour rien. Comme ça. For free. Le plaisir de parler et d'échanger. Sans bannière ni trompettes... à l'ancienne. Jusqu'à épuisement...

J'avoue que je me pose moi aussi toutes ces questions. Naturellement.

mer. 29 août 2007

Harry Potter et moi, fils uniques avec plein de trucs à faire !

Nous sommes tous les deux sur son lit en hauteur, dans la pénombre. Mon nain va bientôt dormir. Nous discutons quelques minutes, comme chaque soir...

Moi : Quand j'étais petit, comme je n'avais pas de frères et soeurs, j'aimais bien me mettre dans un coin pour lire. Des livres et des bandes dessinées...
Lui : Tu lisais Tintin ?
Moi : Oui.
Lui : Et Lucky Luke ?
Moi : Oui.
- Silence -
Moi : Et après j'ai décidé que j'écrirais des histoires...
Lui : C'est ton métier ?
Moi : Oui.
Lui : T'as écrit des livres ?
Moi : (je me vois mal lui expliquer le Kelbook) Pas vraiment, moi c'était des pubs. Et maintenant des choses en images...
Lui : Quand tu fais le maboule ?
Moi : Heuuuu. Oui. Pas que ça.
Lui : Tu fais des films comme Harry Potter ?
Moi : Heuuuu. Oui, enfin...
Lui : Harry Potter aussi il n'avait pas de frère et soeurs.
Moi : Ah oui ?
Lui : Oui...
- Silence -
Lui : Et c'est quoi comme film ? On a le DVD ?
Moi : Heuuuu. Non.
- Silence -
Lui : Demain je fais du roller !
Moi : C'est cool...
- Silence. Il est fatigué. Ses yeux se ferment. -

Pas de livre.
Pas de DVD.
Pas de quoi lui montrer un truc vraiment simple.
Allez hop, hop, hop : au travail !

mar. 28 août 2007

Vous savez où vous serez, vous, après la mort ?

Moi je sais. Mon corps en décomposition sera bouffé par des vers basques, avec vue sur la mer. Sympa non ? Six pieds sous terre avec vue sur la baie de St-Jean-de-Luz, au raz des pâquerettes pour sentir les coups de brouillarta, l'odeur des dahlias et le son des vagues qui s'écrasent contre la digue du fort.
J'y suis allé, ce mois-ci, dire un mot aux anciens. Je me suis assis près des pierres. Entouré des fleurs fraichement déposées sur les tombes voisines. Il faisait un temps magnifique ce jour-là et j'avais l'esprit tranquille. J'ai pas vraiment pensé. J'étais juste là, assis sur une douzaine d'ancêtres, observant leurs dates de naissance et de mort, calculant leur âge, cherchant dans mes souvenirs les évocations de leurs existences. Bien sûr, les grands-parents, les derniers sortis du loft, avec leurs noms encore bien dorés comme si on les avait gravés la veille... Puis d'autres, des oncles, un arrière grand-père, et celle-ci... 1893 ? Bah dites donc, il y a du monde là-dessous, puis pas du tout jeune.
Assis sur la dalle un peu grise, ayant conscience que ça ne se faisait sans doute pas, j'ai regardé la mer en me disant que je serai bien ici. C'était bizarre de savoir. Savoir que je serai là pour l'éternité, après, là-dessous, pendant que la vie continuerait juste au-dessus, les gens, les voitures, les serviettes de bain et la fête de la sardine.

Je dois admettre que pendant quelques minutes, je me suis senti bien. Paisible.

Il est 03h29. Normal.

lun. 27 août 2007

Méfiez-vous du médecin qui vous dit "je vais examiner votre prostate..."

No comment.

dim. 26 août 2007

Quand la vérité devient plus forte que tout...

J'aime quand un mec sort de ses gonds... On manque de ça aussi ici.

Pour illustrer ma note précédente sur les donneurs de leçons...

031001_drapeau_basque2 Je vous demande d'accueillir Bertrand qui a laissé une commentaire riche d'enseignements sur un "Quiz Géo" que j'avais pondu depuis mon téléphone depuis Ciboure. Voici son commentaire tel quel :

" Le pays basque ne vous apprécie pas vous qui venez découvrirer la région pour les vacances ou s'installer en sur les souvenirs que vous en avez. Au pays basque, les touristes sont trop nombreux et détruisent le paysage : pollution en tout genre, plages bondées,... Tout se squatte a le don d'agacer vos hôtes.

Le pays basque est un pays riche en traditions et en art de vivre. Alors, parisiens, restez chez vous. C'est bien là-bas que vous y gagnez votre argent, dépensez le à Paris.

C'est affligeant de lire tous ces commentaires de personnes qui ont certes appréciés (difficile de le voir autrement), mais qui dénaturent notre belle région. Si vous ne comprenez pas le fin mot de mon propos, cela montre bien à quel point vous vous croyez tout permis.

à bon entendeur ..."

Voilà, chers visiteurs, un bel exemple d'intelligence, de tolérance, de savoir-vivre, qui est loin, mais très loin, des Basques que je connais et, si je puis me permettre, dont je suis pour une grande part.
C'est ça aussi le web.

 

ven. 24 août 2007

Je suis chaud bouillant.

Jh À l'heure où Arte nous fait l'immense plaisir de nous replonger dans la période Summer of love, Woodstock et autre Joe Cockeries, j'ai l'impression nauséabonde de vivre dans un monde de plus en plus rigide, liberticide, inquisiteur, censeur, castrateur, pollué jour après jour par la grande confrérie des donneurs de leçons, des névrosés de la pensée utile, des apôtres du juste savoir qui est le leur. J'étouffe. Je n'ai pas le talent d'un Hervé Resse (descendant légitime de Philippe Muray) pour exprimer mes agacements, mais je cautionne tous les siens, signe et re-signe.
Tintin Je ne rentrerai donc pas dans le détail, et je mélange sans doute un peu tout, mais je parle d'impressions, de sensations, comme autant de crans que l'on serre à la ceinture que j'ai autour du cou. Interdit de fumer, de dessiner Mahomet, d'apprécier Tintin au Congo en version originale, de supporter une corrida, de rouler en 4X4, de faire couler un bain, de rire d'une pute ou d’une soumise, de critiquer Delanoë sans passer pour un homophobe, d'être éventuellement libéral,  de faire des blagues sur les juifs ou les handicapés, de parler de viol sans avoir été violé, de rire du cancer par respect pour ceux qui en souffrent, de donner sa chance à Bertrand Cantat, de faire des blagues sur le Tsunami, de se moquer des religions, des curés, de se foutre ouvertement de la gueule des intégristes, des terroristes, de ne pas être fan de la burka, de donner une fessée à mon gamin, de critiquer Sainte Ségolène Royal sans passer pour un facho, etc, etc, etc.

Imaginez qu'aujourd'hui il serait sans doute impossible de refaire un Collaroshow (1979) ! Pas de seins nus en prime time mes amis, c'est fini ce temps-là ! Les cow-boys ne fument plus, ils se prennent sous la tente. Le pire c'est que je me relis et je culpabilise. Je me dis que je suis sans doute rétrograde à aimer ce qui est gras, simple, riche, différent, dérangeant, discutable, incorrect, libre, normal ou anormal, je m’en fous. J'ai longtemps pensé que je n'avais pas d'opinion, complexant de ne pas m'engager sur tous les sujets, tel un Cohen-Bendit de comptoir. En fait, c’est juste que, pour moi, tout est possible. Ce que tu dis, l’ami, est possible. Je ne me sens pas apte à en juger.

Je réalise en fait que cette tolérance est anti-politique. Pensant par nature que nous sommes tous égaux et incapables de connaitre la Vérité, il ne me parait pas concevable d'être meilleur qu'un autre. Ma pensée vaut la tienne. Ni plus ni moins. Personne ne peut se prévaloir de Savoir, c'est mon opinion et je la partage. Personne. En matière religieuse, politique, artistique comme en éducation. Ne me dis pas comment élever mon enfant. Ne me dis pas ce qui est beau. Ne me dis pas ce que je dois lire. Ne réécris pas Tintin au Congo au regard de ton malaise. Dessine plutôt autre chose, balance, vas-y !
Genevieve_de_fontenay Ne me fais pas chier avec ton clip sur la corrida et ton appel à l’indignation, parle-moi normalement et ne me prends pas pour un con, Geneviève de Fontenay, toi qui organises des fêtes à la volaille depuis 40 ans. C’est cela, ta légitimité pour abolir le plaisir des autres ? Manque plus que Steevy Boulay et le tableau sera complet.

Je les entends déjà, les donneurs de leçons, me dire que je donne une leçon. Pas du tout l’ami, je n’ai jamais donné de leçon à personne. Je pense que nous ne sommes rien. Juste des singes en col roulé. Que nous jouons au papa et à la maman, à la marchande, à faire les grands. Mais que nous ne sommes que des asticots en sursis. De la poussière d’étoile dans un monde inexpliqué. Que dalle. Dans ce merdier, chacun fait comme il peut pour sortir de la tête de l’eau et respirer. Pas facile. Chacun fait ce qu’il peut avec son cul, ses moyens, ses varices, son éducation, son héritage, sa malchance, ses rencontres. Alors quand dans ce tableau, un humain se croit meilleur qu’un autre et vient m’expliquer ce que je dois penser, dire, lire, voter, manger ou chier, je m’agace. Je donne pas de leçon, je tempère. Je calme mon psoriasis, ça m’évite d’aller m’inscrire bêtement, sur un coup de tête, à des cours de Yoga.

Et oui, je vais très bien, je reviens de vacances. Quand je pense comme ça c’est que ça monte, que je suis mûr pour avancer... P’tain, j’me sens mieux.

jeu. 23 août 2007

Casablanca Driver : ce film est une tuerie !

18378573 Allez, ça vaut plus qu'un Post-scriptum.
CASABLANCA DRIVER : en regardant ce film de Maurice Barthélémy (Robin des bois d'origine), vous avez l'impression d'avoir fumé la moquette. Sorti en 2004, ce film a fait un flop magistral. J'espère qu'il revivra en DVD, c'est vraiment dingue.
La réalisation est chiadée. Le grain de l'image à l'ancienne est nickel. La musique est parfaite. L'histoire est hal-lu-ci-nante ! Imaginez : c'est l'histoire du plus mauvais boxeur de tous les temps !
18378575 Une brochette de comédiens de compétition. De l'absurdité à tous les coins de plan.
Je me suis ré-ga-lé ! OK, quelques petites longueurs, mais l'ensemble est déjanté comme il faut.
Si vous avez l'occasion... Je vous préviens, c'est du spécial.

Ils me soulent chez Google !

Morice5ym Voilà. Point.
J'avais d'abord eu cette mésaventure malheureuse avec mes Google Ads, viré comme un malpropre pour excès de clics, sans avoir reçu un centime après trois semaines de bons et loyaux services.
Ce matin j'essaie d'installer Google Anaytics, comme ça, à la fraiche. Je suis tout bien les instructions comme il faut. Ce n'est a priori pas plus dur qu'autre chose. Bah non.

Il ne détectent pas mon code.

Je l'ai installé, mais ils ne le détectent pas. Il n'apparait pas sur cette page. Il n'est pas trouvé par leur maudit robot. TOUT LE WEB.2.0. se trouve réunit dans cette situation !!! Oui, parce qu'en dehors des 15 geeks qui sauraient réparer un satellite avec leurs pieds, il y a les gens, les vrais gens comme moi, qui voudraient juste en croquer comme les copains ! Mais non. J'ai écrit au SAV. J'ai reçu un mail de retour automatique avec des liens sur le FAQ Anglais. MERCI les gars, j'y avais pas pensé ! Faites pas seulement de me parler en Français si au premier problème venu vous me répondez en Anglais d'aller me faire voir.

Je sais, il y a plus grave. Mais ça m'énerve. Sinon, tout va bien, j'ai vu une tuerie de film hier.
Casablanca Driver !!! Une tuerie.