What's happening ? Gros coup de mou sur la blogosphère people ! On se demande partout si le blog est mort, pourquoi les gens sont méchants, si les réseaux sociaux organisés (vous savez, ces trucs où on s'inscrit sans savoir très bien pourquoi) n'ont pas pris la main sur les communautés informelles (mais solides) nées avec les blogs... Embruns, Versac, Chryde, Padawan ou Guy Birenbaum se posent des questions. Quand les "bankable" se prennent la tête, ce n'est pas bon signe. Depuis que Loic est parti, la blogosphère n'a plus de tête de turc pour repère. Et les élections terminées, nous revenons à nos moutons, à une expression simple, à de tranquilles conversations, comme disait l'autre, où l'on parle de chats, des films qu'on a vus, des restaurants visités. Mais voilà : pourquoi faire ? Pas pour gagner de l'argent ? Si ? Pour ça il faut dépasser les 3500 pages vues quotidiennes. En-dessous, on attire pas le regard. 3500 ?!? Wouaooooooo... ça en fait des notes à écrire. Et on touche combien ? Jusqu'à 800 euros (estimation moyenne à la louche). Pas si mal... Il faudrait que j'écrive deux à trois notes par jour pour toucher 800 euros ? Des bonnes notes je veux dire, pas des copier-coller ni des photos de meufs. Des vraies notes avec de la sueur dedans ! Cela n'est pas rentable... Ou alors on s'y met à plusieurs. Est-ce que nos audiences s'additionnent ou est-ce qu'on va perdre du monde en route ? Parce que bon, si je monte un blog avec Embruns et Versac, on se fait quoi... Un petit 12 000 par jour ? Roule ma poule ! On met des belles pubs pour Easyjet ou BMW et on se partage 4000 euros ! 1300 euros chacun, c'est quasi le salaire moyen Français ! Juste en continuant à bloguer normalement mais sur un seul blog !!! Théoriquement. Ouais. Mais je ne crois pas... On ne mélange pas les genres. L'icône gaygeek, le Machiavel et le bouffon : quelle serait la ligne éditoriale ? J'ai peur que les lecteurs de Versac n'apprécient guère mes petites bêtises. Peut-on lire Attali ou Aron dans le texte tout en pleurant devant Casablanca Driver ? Peut-être, pourquoi pas... Ou alors il faut s'associer avec des blogueurs qui nous ressemblent. Quitte à faire moins d'audience mais à gagner en cohérence ? C'est peut-être ça le truc. Sortir de sa stérile solitude, de l'angoisse de l'écran blanc, du questionnement intérieur sans fin ("Pourquoi je blogue ?", "Est-ce que je ne ferais pas mieux de faire autre chose ?", "à quoi ça sert tout ça ?"). Quand on est plusieurs, l'énergie est décuplée, les raisons de s'enthousiasmer sont différentes, le regard des autres bénéfique... Une sorte de journal mais en ligne ! Eureka ! Un journal en ligne avec de la pub dedans et une ligne éditoriale ! Pas mal...
Ou alors on continue de bloguer pour rien. Comme ça. For free. Le plaisir de parler et d'échanger. Sans bannière ni trompettes... à l'ancienne. Jusqu'à épuisement...
J'avoue que je me pose moi aussi toutes ces questions. Naturellement.
