Chers amis blogueurs...
J'ai parfaitement conscience de ne pas avoir écrit ni tourné quoi que ce soit de très palpitant depuis des lustres. Parmi les quelques qualités que je me reconnais, il y a cette cynique lucidité. Pourquoi ce silence, pourquoi cette mise au vert ? Il se trouve que ma vie, ces derniers temps, a pris un coup de turbo dans l'arrière-train, avec à la clé de grosses décisions à prendre qui vous changent un destin à jamais. Dans ces conditions, je n'ai pas trouvé le coeur à la gaudriole, à la légèreté, à l'investissement créatif qu'exige un blog, même si au fond, je ne dois rien à personne. Je pense avec le recul qu'il faut être sacrément bien dans ses chaussettes pour fournir correctement un blog. Je n'arrête pas, bien au contraire, mais je pars demain pour de nouvelles aventures, et la tournure de mon rapport au Net risque d'évoluer de façon purement mécanique. J'ai mille projets en tête, que mes plus vieux lecteurs apprécieront. D'autres tiqueront, c'est naturel. C'est ça que j'aime dans le blog, ce vaste espace de liberté où l'on invente chaque jour une nouvelle façon de se parler, par les mots ou l'image.
Pour la lettre à Guy Moquette (voir ci-dessous), je conçois que le texte ne soit pas terrible, un peu facile, limite gras, mais je revendiquerai toujours le droit de m'amuser et de contourner les lourdeurs. Je m'étonne toujours des réactions de certains, exigeant du respect, exprimant une déception, mais je jubile plus que jamais de cette liberté de le dire, de l'écrire, d'en débattre. Je continuerai toujours à rire de tout, parce que j'étouffe de ces informations hyper caloriques, de cette béquée que l'on nous sert en masse, entre les cuisses de Cécilia et les projets de Bernard Laporte. Avec ou sans brio, parce que personne n'est parfait, je prendrai toujours mon pied à changer le braquet et à provoquer quelque chose, des mots, une indignation ou un accord. C'est ça le plaisir que je prends ici depuis trois ans... Et je peux vous dire que ça ne fait que commencer.
Demain, je retourne en Californie, et ça va chier !
