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octobre 2007

mer. 31 oct. 2007

18/20 à Laurent Chalumeau et ses arnaqueurs aussi

Quel pied mes aïeux !
Dévoré le bouquin. Je ne me lancerai pas dans des superlatifs trop simples, mais comme disent les professionnels de l'intuition à deux balles, ce gars-là rode dans la cour des grands. Et pas que des grands écrivains ; des grands créateurs d'images. Un livre comme du cinéma, avec des odeurs et de la musique, des manières simples et partagées de voir les choses. "Les arnaqueurs aussi" tiennent autant du Tarantino que du Dard, avec un zeste de John Irving dedans. Une grande histoire d'arnaqueurs, des petits et des gros, des ringards et des affûtés. Tout ce petit monde se croise et se décroise sans que l'on sache vraiment qui arnaque qui, sur fond de croisette et de palaces véreux. On participe à des combats de filles d'Europe de l'Est, à des séances de body-building un peu violentes, à des rencontres inattendues (l'apparition de la bande à Bono -U2, pas l'autre- au milieu du tableau est très rafraîchissante). Les héros sont sympathiques, les histoires se tiennent, et on peut dire que le gars Chalumeau sait maintenir le suspense. Et surtout, régulièrement, on se marre.
Laurent_chalumeau Pour ceux qui l'avaient oublié, Laurent Chalumeau est l'auteur historique de de Caunes et Garcia, mais il est aussi parolier, scénariste et écrivain. Le genre de pedigree qui résonne bien dans mes projections personnelles. J'adore ce bouquin.
Chez Grasset.

J'ai rien senti...

San_francisco Je suis une bille en tremblements de terre, c'est un comble quand même (vous l'avez en tête la vanne sur seesmic, je le sais) ! Tout le monde me bip de partout ! Alors ?!? Tu l'as senti ?
Hein ? Quoi ?
LE TREMBLEMENT DE TERRE ENFIN !!!!! Zi EARTHQUAKE !!!!! 5,6 sur l'échelle à Richter !!!
Quoi ? Mais où ? En Indonésie ?
T'es fou ou quoi ? Ici, là, chez nous, là.
...
Mon oncle de Monterey, en Skype direct : "Nos assiettes ont tremblé partout dans la cuisine, il était balaise celui-là. Tu l'as senti ?"
Bah non.
Ma voisine du dessus : "J'ai mis les trois enfants à l'abri sous les tables, c'était dingue... Tu l'as senti ?"
Bah non.
...
Mais pourquoi tout le monde l'a senti sauf moi. J'ai l'impression d'être le seul couillon qui n'a pas ... la chaudasse du village.
...
À peine là depuis une semaine et déjà ça tremble de partout. "Pas vu un comme ça depuis 3 ans", a dit le voisin d'en face.
...
Mais qu'est-ce qui s'est passé pour moi ? Une faille spatio-temporelle ?
...
MYSTÈRE...

Seesmic day 21 : tout seul au bureau...

mar. 30 oct. 2007

J'ai rencontré Veronica Belmont. Une tuerie.

Il règne ici une créativité vraiment exceptionnelle. Cette nana, Veronica Belmont, est une Vlogueuse qui monte, qui monte. Elle vient de sortir le Mahalo Daily, un show quotidien qu'elle anime avec humour et charme. Le premier numéro est une parodie de tous les Vlogs qui marchent aux States (et il n'y en a pas tant que ça). Pour ceux qui aiment, vous reconnaîtrez Rocketboom, Lonelygirl15, ZeFrank ou AskaNinja. Cette nana là est vraiment H.I.L.A.R.I.O.U.S. ! (Et désolé c'est tout en Anglais, mais c'est une langue très employée ici...)

À PROPOS DE SEESMIC.INC

Quelques uns parmi les vieux de la vieille s'interrogent sur ce qui se passe ici, à San Francisco, “qu’est-ce que je fous ?”, et pourquoi je ne fais plus Bonjour America... Alors, chers visiteurs de tous poils, je m'en vais vous dire quelques mots sur my new life.

Seesmic_snapshot Je suis arrivé il y a 6 jours. C'est peu quand on y pense. Je viens d'ailleurs à peine de me sortir placidement du décalage horaire (placide et fuseaux). Seesmic, à ce jour, est un site en version pre-alpha (ça veut dire qu'il y a plein de bugs et qu'on fait le maximum pour les régler chaque jour et qu’il serait donc indécent de dire “alpha”. Quant à bêta n’en parlons pas.). Dans seesmic, l'idée, c'est de pouvoir discuter en vidéo autour de sujets parfaitement libres ou en réaction à des "programmes" initiés par seesmic. L'interface est super fluide et permet réellement, en 1 clic, d'enregistrer ses commentaires vidéos, aussi facilement qu'un message dans Twitter. Pour le moment, il y a 300 testeurs dans le monde et déjà près de 5000 demandes d’invitations. Ce n'est pas un coup fait exprès pour faire monter le désir (nous n’avons pas encore qui que ce soit pour s’occuper de ce genre de stratégie de com'), c'est juste que si on ouvre davantage le site, le gars qui s'en occupe, Johann que je salue, va nous péter une durite avant Noël et ça, personne ne le souhaite bien entendu. Si ça ne tenait qu'à nous, on l'aurait déjà ouvert au monde pour voir... Mais il paraît qu’en matière de développement, le “pour voir” ce n’est pas drôle du tout. Je dis ça, j’dis rien, je cause juste. Si on ne peut plus rien demander...

Moi, dans tout ça, je vais devoir organiser la "conversation". Trouver dans chaque thématique qui paraît émerger les bonnes personnes pour créer du contenu original, même à distance (grâce à l'appli). Quelles thématiques ? La Technologie pour commencer, car l'initiateur de ce projet baigne dedans et que c'est le sujet "naturel" de l'Internet, notamment à San Francisco. Mais rapidement, nous parlerons politique avec les élections américaines qui se préparent, humour (parce qu'il ne faut pas déconner), gaming, environnement, etc, etc. C'est un vrai travail d'éditorialisation et de production, passionnant, stressant, qui demande un chouilla de préparation et d'organisation.

À titre personnel, je vais présenter le Seesmic machin (pas trouvé le nom encore), une petite vignette quotidienne qui montrera l'évolution de la boîte jour après jour. Le “seesmic machin” a été conçu hier : donc maintenant faut y aller, trouver le décor, élaborer la guideline du programme, voir combien de temps ça prend, préparer la technique. À l’heure où je vous parle, seesmic, ce sont des locaux tout propres qui sentent la peinture, avec de la moquette neuve, quatre tables Ikea et tout à construire. Même le logo est provisoire (à ce sujet, nous allons lancer un petit concours pour le logo, pour ceux que ça branche, avec récompense et tout ce qui va bien.. ;-).

Si tout se passe bien, on sortira le premier épisode à ma sauce dans une quinzaine de jours... Pour le moment, nous avons décidé de délivrer une vidéo tous les jours quoi qu’il arrive, même quand les monteurs (ceux qui mettent un générique, de la musique, tout ça...) sont absents pour des raisons qui nous échappent encore (on n'écoute pas assez quand des petits jeunes Américains disent qu’ils seront absents lundi, en même temps en plus !). Hier, détendu du genoux après une longue et dure journée, j’ai provoqué le gars en duel. Il a triché car effectivement il a utilisé des muscles pas autorisés par la Fédé. Aujourd’hui, je vais à l’école des petits pour rencontrer la directrice, je vais chez Calumet pour voir le matos dont nous disposerons à portée de main, je reçois une Office Manager (assistante de direction) parce que sinon on ne va pas tenir la distance, je rencontre une bloggueuse Américaine, tout en essayant de préparer le seesmic épisode 21, en espérant que nos deux monteurs, Whit Scott et Giselle Kenedy (j'adore dire leurs noms), seront rentrés de je ne sais où, Oregon ou Arkansas. Autant dire que je m’éclate, que je n’avais pas pris mon pied dans le boulot à ce point depuis la création de Sidièse en 1999. On est loin de Bonjour America, mais pas tant que ça quand on y pense. Et d’ailleurs, ce week-end je vais voir ma famille à Monterey, et je peux vous assurer que je vais aller boire un coup à Mission ranch, Carmel, et demander le patron ! Non mais ! Ils connaissent pas Raoul.

Over the top !

lun. 29 oct. 2007

RAZ LE CUL DE LA SPA !!!

Tous les jours, je reçois un mail de leur part me tenant au courant des avancées de leurs actions anti truc ou pro machin, rapport aux chiens et aux chats, tout ça. Cela fait trois fois que je leur demande gentiment de me retirer de leur fichier. Non pas que je n'aime pas les animaux, au contraire, ce sont plutôt les spams qui m'irritent. Alors ce matin, n'y tenant plus, voici le mail que je leur ai envoyés :

"Veuillez me retirer de vos fichiers dans les plus brefs délais ou je tue un caniche avec mes dents !!!!"

J'espère que ça va leur faire peur...

Pour plus tard...

Sf_jones_steet_102807

dim. 28 oct. 2007

Je me suis acheté une tablette graphique ! (et non pas palette)

Earthquake_2

Geary Street

Je découvre. Comme un semi-touriste. Là, mais pas encore là. Dans mon meublé provisoire, seul comme un mercenaire, perdu dans la grande ville inconnue, je m'accroche à Geary Street comme à une bouée de sauvetage. Je connais la rue par coeur, de Union Square à Van Ness, que je prononce Vanesse dans ma tête. Les sirènes des pompiers rivalisent avec les sirènes de police, et je crois à chaque seconde devenir le figurant d'un épisode des Experts. Vu trop de films, trop de séries. Pourtant ces américains-là sont bien réels, pas aussi beaux et bien coiffés que dans leurs programmes, plus humains.

Sur Geary, on affronte un homeless tous les cinq mètres. Sales, en majorité noirs, ceux-là aussi sont bien réels. Je me rends compte à quel point la France est unique. Je le savais, mais je le constate, avec une touche de romantisme naïf digne d'un BHL. Pas de Samu social, pas de pitié. Chacun de mes pas est un refus. Pire qu'à Cuba. "Non, tu n'auras rien brother". Je m'endurcis tous les dix mètres. No comprendo.

Il y a ce type, qui s'est mis à marcher près de moi, au même rythme, même pas, me racontant son histoire comme si nous étions de vieux amis. Nous avons marché plus de 100 mètres l'un à côté de l'autre, lui, les pieds presque nus, moi, tranquille dans mes baskets. J'ai senti soudain dans le ton de sa voix qu'il allait devenir plus entreprenant, limite agressif. "Leave me alone, please". J'avais l'air sérieux, dirty Vinvin, et lui habitué. Et le même cirque cinq mètres plus loin, un autre, une autre. Les homeless restent dans le centre car ils n'ont pas la force de grimper la colline. Ils font partie du décor, junkies vomissant, abandonnés. Celle-là, écroulée dans sa crasse, allongée en foetus sur un matelas de vieux San Francisco Chronicles, la tête dans un fond de café Starbucks renversé, s'est mise à péter tout ce qu'elle avait au moment où je passais ! Petite nausée.

J'avance, j'avance, jusqu'à ce cinéma. "Dan in real life", avec Steve Carell (The Office) et Juliette Binoche, remarquable. Pendant les cinq premières minutes, je cherche les sous-titres, qui n'en finissent pas de ne pas venir. Je m'y fais, ça passe ; à entendre les rires, je n'ai raté que cinq ou six répliques. Un excellent film, drôle, émouvant, simple, exactement ce qui me fallait pour entretenir mes émotions, maintenir l'excitation de cette grande aventure . Je regarde un film Américain, entouré d'Américains. Dans l'obscurité de la salle, on se croirait chez nous, les sous-titres en moins.

Il est à peine 20h00 et j'ai faim. Seul au bar, je commande un verre de Bordeaux et une Flammekueche. Mélange étonnant mais c'est tout ce que je trouve. Je pense à ma famille et à tout ce qu'il reste à faire pour que le puzzle soit complet. Rentré dans mon meublé provisoire, je me branche sur ESPN et tente de regarder du foot américain entre les pubs. Pas moyen. C'est insupportable. 3 minutes de programme, 3 minutes de pub.

Il est 21h19 et je vais me coucher avec un bon bouquin : du Voltaire en Français page de gauche, en Anglais page de droite, histoire de cultivate my garden tout bien comme il faut. Je sens monter en moi l'énergie de l'explorateur, une excitation de chaque instant, une extraordinaire envie d'avancer.

To be continued...

ven. 26 oct. 2007

Bonjour America, saison 3 !

Mais ce coup-ci c'est pour de vrai... :-)

lun. 22 oct. 2007

Chers amis blogueurs...

J'ai parfaitement conscience de ne pas avoir écrit ni tourné quoi que ce soit de très palpitant depuis des lustres. Parmi les quelques qualités que je me reconnais, il y a cette cynique lucidité. Pourquoi ce silence, pourquoi cette mise au vert ? Il se trouve que ma vie, ces derniers temps, a pris un coup de turbo dans l'arrière-train, avec à la clé de grosses décisions à prendre qui vous changent un destin à jamais. Dans ces conditions, je n'ai pas trouvé le coeur à la gaudriole, à la légèreté, à l'investissement créatif qu'exige un blog, même si au fond, je ne dois rien à personne. Je pense avec le recul qu'il faut être sacrément bien dans ses chaussettes pour fournir correctement un blog. Je n'arrête pas, bien au contraire, mais je pars demain pour de nouvelles aventures, et la tournure de mon rapport au Net risque d'évoluer de façon purement mécanique. J'ai mille projets en tête, que mes plus vieux lecteurs apprécieront. D'autres tiqueront, c'est naturel. C'est ça que j'aime dans le blog, ce vaste espace de liberté où l'on invente chaque jour une nouvelle façon de se parler, par les mots ou l'image.

Pour la lettre à Guy Moquette (voir ci-dessous), je conçois que le texte ne soit pas terrible, un peu facile, limite gras, mais je revendiquerai toujours le droit de m'amuser et de contourner les lourdeurs. Je m'étonne toujours des réactions de certains, exigeant du respect, exprimant une déception, mais je jubile plus que jamais de cette liberté de le dire, de l'écrire, d'en débattre. Je continuerai toujours à rire de tout, parce que j'étouffe de ces informations hyper caloriques, de cette béquée que l'on nous sert en masse, entre les cuisses de Cécilia et les projets de Bernard Laporte. Avec ou sans brio, parce que personne n'est parfait, je prendrai toujours mon pied à changer le braquet et à provoquer quelque chose, des mots, une indignation ou un accord. C'est ça le plaisir que je prends ici depuis trois ans... Et je peux vous dire que ça ne fait que commencer.

Demain, je retourne en Californie, et ça va chier !

La lettre originale corrigée de Guy Moquette a été retrouvée (chez Saint-Maclou)

Guy_moquet On a retrouvé, après des fouilles curieuses, l'original trafiqué de la lettre de Guy Moquette. Il semblerait qu'on ait beaucoup exagéré la bravoure du Guytou, sans doute pour les besoins d'une glorification nationale opportuniste. Des gens ont donc volontairement raturé ou modifié des parties entières de la lettre pour les besoins de l'Etat. Je vous livre en exclusivité, avant Rue89, ce document exceptionnel :

« Ma petite maman chérie,
    mon tout petit frère adoré,
    mon petit papa aimé,
    Je vais vomir sur la moquette, c'est couru d'avance mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi, notamment Tonton Marcel le soir où la France à perdu contre les Anglais, quand il a gerbé ses douze pizzas et le pack de Kros. Certes, j’aurais voulu me retenir vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que cette histoire ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean, j'avais déjà la bile aux lèvres et il était en train de peloter les fesses de Tata Nicole. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! Au fait, c'est qui ce véritable ? Et véritable quoi d'ailleurs... J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées par ce filou de teinturier (ne lui fais pas confiance il est supporter de l'OM) elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour, en souvenir de nos soirées chez la Madelon, celle qui a des gros... À toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée, c'est-à-dire toujours me vider dignement, viser le fond de cuve pour ne pas que ça rebondisse sous la lunette.
    Un dernier poutou adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme, capable d'uriner plus de dix mètres en marchant et sans les mains.
    17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous sans une dernière grosse teuf. Je vais vomir mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Promis, à 18 ans, j'arrête l'alcool et je me mets au chichon. Je déconne ma poule, fais pas ta Folcoche !!!
    Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Désolé pour l'haleine de chacal, c'est le Chinon qui remonte. Courage !
    Votre Guy qui vous aime.
    Guy »

jeu. 18 oct. 2007

J'aime bien les Français pour ça...

J'ai sans le faire exprès entendu une conversation entre deux Vélibeuses. Il paraîtrait que des gens mettent un cadenas à leur Vélib' le soir pour être sûrs de le retrouver le matin... Je ne sais pas comment vous dire le gloussement intérieur que ça me procure. Et je ne parviens pas à me l'expliquer de façon rationnelle...

19/20 à l'Anticyclopédie Universelle !

Photo023 "Tout sur tout et son contraire", voici la base line de ce petit joyaux. Reçu hier, dévoré aujourd'hui. On ne m'a rien demandé, pas de léchage de bottes du genre "Votre blog a retenu notre attention, c'est pourquoi nous vous demandons de parler de nous"... Juste un bouquin avec un mot gentil, sans prévenir, sans le mot buzz, sans tout ce vomi.2.0. qui donne envie de filer le bouquin à un aveugle qu'on aime pas. Passons.

L'anticyclopédie va désormais trôner sur ma table de nuit, à côté des "Sublîmes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja", tout contre les "Textes, pensées et dialogues de sourds des Monty Python". Il faut croire que j'aime les historiettes, petits textes qui se picorent ici et là, sans queue ni tête mais avec de l'esprit et du coeur. Pour vous mettre dans le ton, voici un extrait de l'introduction, première page :
"... Pour mener à bien notre projet, nous nous sommes naturellement adressés aux meilleurs spécialistes de chaque domaine ; malheureusement, il nous a été impossible d'obtenir le moindre rendez-vous. Nous avons donc dû tout vérifier par nous-mêmes, du nombre de poils de l'oppossum jusqu'à la distance entre la Terre et Pluton. Cette tâche ayant pris de longues années, nous n'avons pas vu grandir nos enfants, ni même participé à leur conception."

A ce stade, j'étais déjà par terre, et pourtant j'étais dans mon lit. C'est exactement le genre de livre que j'aurais aimé écrire, ou tout du moins pour lequel j'aurais aimé collaborer. Des vrais cyniques, abordant par petites touches les choses du religieux, de l'art ou de l'histoire. Le tout illustré à l'ancienne, de façon crétine. Je ne veux rien vous dévoiler de ces dessins (et surtout mon scan est cassé).

Pour la route, un des textes qui m'a fait le plus poiler, seul dans une brasserie, entouré de gens qui auraient bien aimé me piquer mon bouquin :
Macrotechnologies :
Dans la course à la superpuissance qui l'a opposée aux Etats-Unis, l'URSS a très tôt compris qu'elle partait perdante dans de nombreux domaines, où l'avance capitalistique était trop grande. Le Politburo décréta que le pays devait inventer ses propres domaines d'excellence. Ce programme déboucha en 1949 sur l'invention des macrotechnologies, fierté de la science soviétique. Les premiers résultats furent spectaculaires. Boules de pétanque de 8 tonnes, bouteilles thermos d'une capacité de 750 litres, lacets couvrant plusieurs fois la distance Moscou-Tcheliabinsk : l'industrie russe multiplie alors les exploits, tandis que l'Occident, impuissant, renonce à relever les défis que lui lance le champion socialiste.
Dans les années 1960, cependant, les problèmes commencent à surgir : les mines de fer de l'Oural peinent à alimenter la production de pin's (les plus gros modèles ont une surface équivalente à celle de la Biélorussie) et la Mer d'Aral se vide peu à peu. Ses eaux sont en effet détournées pour laver les vitres de la plus grosse voiture télécommandée du monde, une reproduction de Lada Niva en fonte, haute comme cinq tours Eiffel et alimentée par 170 millions de piles de 6 volts, format AA (après utilisation, les piles sont jetées directement dans le lac Baïkal).
A la fin des années 1980, l'état de l'économie soviétique, ainsi que le taux de mercure du lac Baïkal, finissent par devenir critiques. Mikhaïl Gorbatchev tente la plus importante réforme jamais entreprise en URSS. En vain : sa politique débouche en 1991 sur la chute de l'Empire Soviétique, le déclin le plus rapide jamais recensé dans l'histoire des civilisations. La page des macrotechnologies (la plus grande de toute l'histoire de la science) est définitivement tournée.

Je sais que tout le monde n'adhère pas à ce genre d'absurdités. Mais si c'est le cas, vous allez vous régaler.

Par Emmanuel Vincenot et Emmanuel Prelle
"L'anticyclopédie universelle" / Ed. Mille et une nuits (sortie en librairie le 24 octobre)

mer. 17 oct. 2007

Normalement après ça vous êtes foutus...

Si, si...

...

Bertrand Cantat ?
En fait, ça ne m'intéresse pas tellement.
Le divorce de Cécilia et Nicolas ?
Pour tout dire, je m'en bats les noisettes.
La défaite des Bleus ?
Cela m'a piqué un peu, mais sans plus, je n'ai pas vu le match (mariage).
EADS ?
Pfff...
Le Grenelle de l'insertion ?
Tous ces Grenelle me donnent envie de me barricader...
La grève des transports ?
Je m'en fous, je suis en scooter...

En ce moment, je suis recroquevillé, sur ma famille, moi, l'avenir. Le reste me passe au-dessus d'une force, mais d'une force...

lun. 15 oct. 2007

Voilà un gars qui a du style...

Reçu par desourcesûre, vous l'avez peut-être déjà vu mais je ne m'en lasse pas. Il faut attendre une minute trente, mais c'est bien de regarder dès le début pour laisser monter la pression...

Bebel-Henri Lévy

Bhl J'ai poussé jusqu'à la page 134 ce coup-ci. "Ce grand cadavre à la renverse", c'est exactement ainsi que je me suis senti en refermant le bouquin. Sacré toi BHL. Tu es fait pour le vidéo-blogging ! Branche toi une caméra sur la tête, tournée vers toi, et filme toi en train de penser, poser tes mots, t'aimer, te tripoter le prépuce en pensant à Saint-Augustin. Je l'entends, griffonnant sur la page blanche, Arielle pas loin, déclamer les phrases qui accueillent sa pensée, au demeurant pas si bête, admettons-le. Mais cette propension à s'écouter penser m'a fait rapidement penser à Belmondo dans le Magnifique, une référence. Toc toc, c'est moi, je vais en Yougoslavie, badaboum, coucou, j'suis en Afghanistan. Je suis là, je suis beau, je suis pur, j'admets que bon, mais quand même. Mes grands questionnements sont puissants et l'on peut lire en moi comme sur les tableaux noirs de la rue d'Ulm. Bebel-Henry Lévy me rappelle ces mecs qui se la pétaient en Terminale ou en Hypokhâgne, qui sous prétexte d'avoir fait douze heures de philo se prenaient pour Sartre ou Platon, débattant des heures, à la cafète, sur la notion de liberté ou de déterminisme, le tout en fumant des clopes et se recoiffant la mèche. Je le sais, j'en étais... BHL n'est pas sorti de sa cafète et il essaie toujours d'impressionner les filles avec ses lectures. Je vous ai gardé un petit extrait :
"Je me sens, sur ce point, disciple de Sartre ou de Levinas. Exprimé par Pasolini. Et même, une fois n'est pas coutume, d'accord avec la sagesse grecque qui elle-même, par exception, d'accord avec le dire Biblique (raisins verts des pères, dents agacées des fils...). Je sais, naturellement, à quelle mauvaise extrémité cette sagesse peut aussi conduire. Je suis informé des dégâts qu'elle peut causer (Sartre Justement, Nizan...), et du fait qu'elle n'est, en aucun cas, une garantie de sainteté (indépassable Nietzsche, dans sa typologie du coupable imaginaire...)."
Tu m'étonnes... indépassable Nietzsche. Et Nizan ? Sans parler de Levinas qui tâche !
Name-dropping façon Henri IV, avec le lecteur en otage. C'est beau, ça brille, on sent le gars qui a lu des livres, mais au bout d'un moment ça fait péter. J'ai craqué malgré les bonnes idées que je vous laisserai découvrir si vous avez le courage. Le gars a du coeur et de l'esprit, mais il cache l'un et l'autre sous un tombereau de fioritures romantico-egotiques. Du coup c'est juste un peu... Pfff.
Mais cela, une fois de plus, n'engage que moi...

jeu. 11 oct. 2007

Fast note.

A l'heure où je vous parle, je suis assis à Waterloo Station, le mac sur les genoux qui chauffe les roupettes sous le costume. Il me reste quelques minutes de wi-fi sur le compte "addicted to blogging" que je viens de créer. Pour être honnête, je ne sais plus où j'habite et il ne manquerait plus qu'une barre de Toblerone pour me contenter. 6 heures de voyage, deux taxis, une heure de rendez-vous, et la sensation que les Anglaises sont de plus en plus mignonnes, même si elles semblent ressembler fortement à Bonnie Tyler. Surpris par ma propre envie de culture, je me suis acheté le bouquin de BHL, mon ami, que je vais certainement lire jusqu'à la page 65, comme tous ses livres. J'ai été fouillé comme pour un avion, mais j'ai pu garder la ceinture et les chaussure. Note pour mes amis terroristes, vous pouvez planquez le plastique dans la talonnette pour faire péter l'Eurostar. Quelques touristes japonaises se pintent à la bière et des gars ont déjà leur maillot pour samedi, ça va pas sentir bon au Pub. Je vous laisse, on annonce un train...

lun. 08 oct. 2007

J'ai découvert un nouveau chat.

Je connaissais "chat perché", "chat statue", "chat bite", "chat balle", etc. Mais le petit mot que la maîtresse de notre fils a fait passer indique une nouvelle version de ce jeu légendaire, version à laquelle mon fils est aimablement invité de s'abstenir de jouer, sous peine de sanctions. Ladies & Gentlemen, je vous présente le "chat-craché". Mais si. Les règles sont assez simples à imaginer. Je vous passe les détails sur l'état des gamins en fin de partie, les cheveux, les habits, les microbes, tout. Joie. Faut qu'on cause lui et moi.

(Il faut que je lui dise comment faire un creux avec sa langue... hé hé hé...)

(mais nooooon, je rigole, je vais le sermonner rapidos sans trop rigoler)

dim. 07 oct. 2007

Pour le plaisir...

Les Français défient les All Blacks dans leur petit haka faux con, jusqu'au dernier regard final. Je ne m'en lasse pas.

sam. 06 oct. 2007

Moi je suis prêt !

Grosse soirée Rugby chez des potes : 60 personnes devant un grand écran. Pour ma part je compte me faire des amis... (quoi ? Non !)
Photo_37

jeu. 04 oct. 2007

Les Boeing 747 sont nuls en vidéo !

Photo1181 Un seul film ! Un seul. Dix heures d'avion et moi coinçé entre Aretha Franklin qui s'enfile trois mignonettes de Chardonay et Guntar, le retraité allemand qui me bouscule en ronflant. Je suis Louis de Funès en train de siffler et me dépétrer comme je peux sur mon siège B, celui où l'on ne peut appuyer la tête sur rien. Dans le gros bébé qu'est le 747, l'écran est dans l'allée centrale, pas dans le siège de devant. Vous êtes tributaire de la programmation du chef de cabine, le gars en costume qui a un pin's plus gros que les autres. Moi qui me faisais une joie d'une overdose de films, 5 au minimum... Que dalle ! J'ai eu le droit aux exercices de relaxation de la blondasse qui parle doucement depuis 2002 dans son hôtel à Angkor, et Angkor et Angkor. Je me vois bien me tenir la cuisse comme elle, en tournant les épaules, pendant qu'Aretha se bourre au blanc et que chez Guntar rien ne bouge.
Ensuite, "Les côtes d'Europe vues du ciel", avec toujours ce son qui vous pénètre dans le tympan super fort dans le petit casque qui fait mal aux oreilles. J'ai survolé Rimini, Naples, Gênes... pas de plaisir. Je voulais des films, plein, rattraper mon retard. Pas la pêche à la sardine en Adriatique.

Ensuite, ils ont mis une heure de Taratata, un best off des lives ! Zazie et Thiéfaine, Mika, Charlotte Gainsbourg et Neil Hannon, le come back de Téléphone... Et toujours pas le moindre générique de la Warner ou de Colombia, pas la moindre espérance de mater du block buster. Nous sommes à mi-parcours. Aretha est allée vomir. Guntar fait le tour de l'avion pour aérer ses varices, et moi je lui écrase son casque en m'asseyant dessus par mégarde. Pauvre Guntar. Je me lève pour négocier un nouveau casque avec la petite mignonette qui a un chignon, mais on est comme en pleine nuit au dessus du Groenland, et visiblement, il y a pénurie de casques... Elle va voir ce qu'elle peut faire. C'est bien ma fille. En attendant je file mon casque à Guntar qui est revenu et qui ne comprend pas pourquoi son petit casque est tout scrabouillé.
Tout le monde se rassoit. Aretha a passé une demi-heure aux toilettes, elle vient de s'écrouler la tête sur son hublot. Guntar est paré pour le film qui commence... Bien entendu, je suis comme un con dans le noir, sans casque, quand Brad Pitt monte dans l'avion à la rencontre de Gorges Clooney.

Ocean's 13, je ne l'ai pas vu. On ne m'en a pas dit que du bien, mais c'est quand même mieux qu'un massage des orteils ou les éruptions de Stromboli. Pas de casque. Juste un écran central et des choses qui se passent, sans moi. Impossible de piquer son casque à Aretha, elle a son gros derrière dessus. Les autres sont trop loin, et il est impossible de déranger Guntar. Arrrghhhhhhhh !!!!!!!

Dix minutes ! Dix minutes de ratées pour le seul film du trajet. Parce qu'ensuite, on a re-eu la relaxation, puis des consignes en tout genre et un écran noir. Même pas le petit avion qui passe au-dessus d'une carte avec les villes en dessous. Je demandais pas grand chose, je peux rester des heures à suivre le petit avion qui passe au-dessus des villes...

Ocean's 13 ce n'est pas si pourri. Disons que c'est juste un peu linéaire. Mais Boeing 747, ça c'est pourri !

mer. 03 oct. 2007

Des rencontres qui sortent de l'ordinaire...

Hansme Ce soir, pendant que vous dormiez, j'ai eu le privilège de partager le dîner avec Hans Rosling (je sais, je porte ma chemise fétiche, no comment). Hans a passé plus de 20 ans en Afrique, a créé la branche Suédoise de Médecins sans Frontières et a rendu les statistiques sexys (avec Gapminder), ce qui n'est pas une mince affaire. Il est ce qu'on appelle un visionnaire. Vous êtes là pour un dîner et vous prenez une leçon d'humanité. Allez faire un tour sur son speach fait au Ted 2007, vous aurez un aperçu de sa puissance... Hans, à 59 ans, pourrait parfaitement postuler un jour ou l'autre pour le Prix Nobel de la Paix. Je n'exagère pas.

mar. 02 oct. 2007

Britney Spears perd la garde de ses enfants...

Spearsbritneyphotobritneyspears Cela nous donne une émission de 30 minutes Full Time avec 7 reporters dédiés et des interventions de spécialistes, psychiatres, pédiatres, associations, etc. Au début j'ai cru qu'elle était morte. La pauvre elle a tout perdu : son mec, son talent (sic), son avocat, son taux de glycérides, la garde de ses enfants. Et chacun d'observer la lentre descente vers l'abîme. Et, pour être tout à fait honnête, on s'en br... C'est pourquoi je me permets d'interrompre ce post de premier ordre à la 6ème ligne.

Je filoche, j'ai une omelette à prendre.

lun. 01 oct. 2007

Comment vous débarrasser des télé-opérateurs ?

C'est en Anglais, mais c'est énorme.

Ton immeuble il a une petite moustache !

Navycross Pas de bol. Les petits fayots de Google Earth t'ont repéré, toi, la base Navale de Coronado, Californie. Comme ça, vue de la rue, t'as l'air juste d'une base Navale. Mais si tu te balades sur Google Earth, t'es juste une grosse croix gammée, une Svastika (qui n'est pas un plat épicé Indien). La Navy a décidé de dépenser 600 000 dollars pour modifier la forme générale du bousin. D'autres suggèrent d'employer cette somme à des fins plus utiles, comme des panneaux à énergie solaire ou des jardins fleuris. L'histoire ne dit pas s'il ont retrouvé l'architecte, un certain Wesley Rommel.

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