Je mute. Allô la Terre ici Houston. Mutation commencée. Un nouveau Transformer vient d'éclore, mi-homme, mi-texto, qui tient compte en temps réel de ses propres mutations. Twitter. Des conversations courtes, micro textuelles, rapides, avec ou sans intérêt. Je commence à voir, doucement, poindre ma curiosité. Au début je me moquais, mais c'est vrai qu'on y prend goût à ce suivi permanent des faits et gestes de chacun. Je te suis, tu me suis, on se suit. On se lit. Ou pas. Des messages directs ici et là. Fast and furious. Aujourd'hui, chaque vidéo postée dans Seesmic provoque une alerte dans Twitter. Alors du coup, je suis tombé dedans mécaniquement, comme Obélix. On découvre qu'il y a des bandes, des trucs qui s'organisent, des conflits, des réseaux. On y trouve aussi du cul, des rencontres, des news avant tout le monde (le tremblement de terre de la semaine dernière ? Sur Twitter bien avant les News, à quelques minutes près). Un grand mur, rempli de messages, expression d'un monde qui fait du bruit. Et puis essayez de faire une vanne en moins de 140 caractères ?!?
Mais : questions : pourquoi la population présente sur Twitter est-elle essentiellement passionnée de techno ? Pourquoi n'y trouve-t-on pas les dingues de ciné ou de nourriture bio ? Pourquoi n'y voit-on pas les ados, les accrocs de tuning ou de séries mexicaines ? Pourquoi ça commence toujours par les geeks ?
J'me demande...
À suivre...