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Rédigé le mer. 27 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Rédigé le mar. 26 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
C'est le genre de pensée qui s'incruste tellement dans les conversations de comptoir qu'elles finissent par se réaliser. Obama va se faire assassiner, c'est courru d'avance. Il a le profile à la Kennedy, jeune, réformateur, nouveau, provocateur de lobbys, défenseur de libertés qui dérangent. La convention Démocrate vient de commencer et déjà certains s'amusent à guetter l'attentat. Voilà de quoi commencer sereinement sa campagne...
(désolé pour le manque de sources, ce n'est que pure impression globale générée par de nombreuses conversations de machine à café, de blogs US, de Twitts et de reportages sur CNN...). Et je ne suis pas journaliste ! He he...
Rédigé le mar. 26 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (12) | TrackBack (0)
C'est du réel. Des images dures avec des balles qui font juste "ploc". Pas de son THX.
Découvert chez Patrick Lagacé
Rédigé le ven. 22 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
Je sais, les Français (sauf les passionnés de cinema) ne connaissent pas Kevin Smith. On connaissait Stan Smith et ses baskets, Will Smith, Patty Smith, Joseph Smith le prophète, Anna Nicole Smith et ses gros nénés, Jimmy Smith, etc. Mais qui diable est Kevin Smith ?
Basiquement , je dirais qu'il est la coqueluche du cinéma indépendant Américain. Je l'ai moi-même découvert il y a trois semaines et suis devenu fan rapidement, notamment en regardant Clerks, que je vous conseille vivement (en VO sous-titrée of course). C'est hyper bien écrit, instinctif, petit budget (20 000 euros) avec tout ce que cela implique (les potes qui jouent dans le film, les dialogues avec toute sa jeunesse dedans, etc).
Je rencontre le mec demain. Il parait qu'il est dingue, super drôle, super gentil et bavard. Idéal. Le cinéma indépendant est hyper important aux US. Si vous avez entendu parler de Sundance, vous savez. On essaie de trainer le mec sur seesmic pendant une heure, juste avant qu'il reçoive son award à VisionFest (Wenders ou Terri Gilliam l'avaient reçu avant lui).
Bien sûr il sera à peu près 3 heures du matin pour vous, je me rends bien compte que ça tue un peu le planning. Mais si par hasard il y avait un ou deux fans qui trainaient sur mon blog, ce serait con de rater ça. Voila, je vous l'ai dis, je ne vous dérange pas plus !
Ici la vidéo qui annonce la rencontre sur seesmic :
Rédigé le mer. 20 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (14) | TrackBack (0)
Avant midi ou pas ? C'est à cause des bagages. On peut les laisser à l'accueil ?
Rédigé le mer. 20 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (1)
Hé hé hé...
Rédigé le dim. 17 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (11) | TrackBack (0)
Quoi ? Vous ne connaissez pas Café Foot ? C'est normal...
Ce petit podcast (conversation de comptoir) sans prétention a été lancé il y a dix jours par mes potes Steph et Alex de chez SixAppart. Ils font ça à l'heure du dèj, à la cool. Ce n'est pas préparé, c'est sans filet, sans montage, mais c'est cool de parler de foot, surtout à 10 000 miles. On y parle du PSG, de Landreau, de l'OM et de Caen... Et de Maxime Partouche.
Longue vie à votre conversation les mecs (achetez-vous un mini décor, une petite musique et des bonnes vannes (sans rancune)), et merci pour le sandwich.
Rédigé le ven. 15 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Je ne connaissais même pas le nom de ce gars, Steeve Guenot avec deux "e". Je ne suis pas non plus un énorme fan de Greco-Romaine, sport qui m'a toujours amusé mais que je respecte, notamment parce que John Irving le pratiquait et que je pratique John Irving. Mais voilà, je me reveille ce matin et je fonce sur les sites de l'Equipe et de NBC. Enfin la voici, cette medaille qui nous fait gagner dix places d'un coup, loin du Zimbabwe. J'ai trouvé la vidéo sur Dailymotion, et j'ai frissonné comme un con. La chair de poule.
Bon ceci dit rien ne prouve que ce soit bien lui qui lutte, mais c'est une autre histoire...
Rédigé le mer. 13 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (9) | TrackBack (1)
Il est environ 17h30 en ce vendredi d’Août. Nous rentrons gaiement de SeaWorld San Diego où nous avons eu la chance d’admirer orques, dauphins, ours, belugas et autres touristes en short courant derrière leur progéniture brûlée au 5ème degré sous le soleil atrocement torride de la Californie du Sud.
Sur l’autoroute qui nous ramène a Encinitas, nous remarquons une nouvelle fois cette magnifique église blanche comme un cygne, pimpante, ressemblant presque à une maquette tellement elle est parfaite. Comme à son habitude lorsqu’elle voit un monument religieux, la mère Lachaise sollicite la joie d’aller allumer un cierge avec les nains, pour penser à ceux qu’on aime, vivants ou morts. Côté religieux je suis aussi fervent qu’une loutre, mais je ne peux pas refuser un bon geste. Et hop, sortie La Jolla, allons voir la vierge…
- « T’as vu c’est classe y’a même un parking spécial… » me dit-elle pleine d’enthousiasme.
- « Ouais… »
Nous garons le véhicule devant la porte principale. Les nains n’en peuvent plus, ils se voyaient déjà rentrer et regarder Scooby-Doo, mais là on leur demande de se taire, de bien se tenir et de mettre une casquette. Quelques asiatiques en costume du Dimanche discutent dans l'une des allées richement fleuries qui mènent à la magnifique porte en verre… Nous poussons la porte espérant sentir cet air frais qui caractérise toute église, cette obscurité silencieuse, cet écho respectueux, ces chaises alignées et au loin ces gens genouflexés. Avec peut-être un prêtre qui disparaît discrètement après avoir ouvert ou fermé une petite porte mystérieuse derrière laquelle se trouve sans doute une relique ou un livre sacré… Que dalle!
- « C’est pas une église c’est un hôtel ! », balance le nain en se tripotant le maillot de bain.
- « Maman c’est un hôtel on rentre » en profite la deuxième qui est a les yeux fatigués.
- « Regarde il y a un concierge ! » dis-je à la mère Lachaise…
On se croirait dans le hall d'accueil du Four Seasons. Le type est en train de s’occuper d’un couple de chinois qui, visiblement, prépare de près ou de loin une sorte de projet commun (mariage ? baptême ?). Autour de nous c’est neuf, lavé, fioritures et rideaux, bois, marbre et velours. Le silence n’est pas celui du recueillement mais celui de la moquette blanche impeccable. Nous sommes interloqués et cherchons vaguement une porte qui pourrait conduire vers un lieu plus saint. Rien. Avec nos airs de touristes, nos Croks et nos coups de soleil, nous tranchons de chez tranchons. Tandis que je m’apprête à lever le camps, un gars surgit de je ne sais où, derrière nous, et nous lance un « May I help you ? » qui me fait sursauter. Je l'avais vu de loin trainer sur le parking mais je ne lui avais pas prêté attention. La mère Lachaise entre en scène :
- « Bonjour, nos voulions simplement visiter et allumer un cierge, nous sommes Français et nous faisons ça en France, nous sommes catholiques… »
- « Ooooh je vois, c’est très bien », dit le gars…
A cet instant j’ai déjà envie de pleurer un petit peu et les nains commencent a courir dans tous les sens, ce qui n’est pas pour me déplaire ; ça met de l’ambiance. Le type est suspect, il porte un costard d’hiver bon marché, sombre. Au test d’admission de Men in Black (vous vous souvenez, quand Will Smith bute la petite fille au milieu des monstres ?), j’aurais tiré sur ce mec sans hésiter. Il fait 50 degrés dehors et le gars ne transpire pas d’une goute.
Il est le sosie de Karl Malden, en plus gros et encore plus adipeux. Il porte un sourire figé, sorte de rictus bienveillant qui me rappelle soudain ma jeunesse jésuite. Il poursuit…
- « Je suis sincèrement désolé mais vous ne pouvez pas visiter. C’est un Temple ici, réservé aux membres de la communauté… »
Sur le mur de gauche, une inscription que je n’avais pas remarquée. « Eglise des Saints des Derniers Jours». Cela me rappelle quelque chose mais quoi ? C’est qui ces Saints des derniers jours ? En tout cas pas des Early adopters (je ris a l’intérieur de moi tandis que la Mère Lachaise a l’air fort déçue…)
- "Nous venons de loin et en tant que Chrétiens nous pensions que peut-être vous auriez la gentillesse de nous laisser…"
- "Oui je comprends, je peux vous montrer des photos si vous voulez."
Le type a un classeur sur lui, avec des feuilles sous plastique, en plusieurs langues, comme le menu multi-lingues d'une pizzeria pour gogos Place Saint-Marc. Il nous montre la sortie avec le sourire tout en nous assurant de son aimable compréhension. Vous venez les nains ? Le monsieur va nous montrer des photos de Jésus, dis-je à mes enfants pour faire rire ma femme. Peut-être parle-t-il Français ? Je prends le risque…
Nous sommes assis sur un mur blanc, au milieu des fleurs, devant le Temple. C’est magnifique et silencieux, idéal pour une conversation sur Dieu. La mère Lachaise joue le jeu à fond, elle adore. Moi je suis en retrait, embusqué derrière mes lunettes de soleil, je fais mon visage pas aimable, celui qui ne donne pas envie de converser. Je choisis de jouer les baby-sitters, laissant le lead de la spiritualité à mon épouse.
- "Alors c’est quoi ce Temple dites-nous…", se rejouit la mère Lachaise.
- "Nous sommes Mormons. L’Eglise des Saints des Derniers Jours a été bâtie ici pour accueillir tous ceux qui partagent l’amour et la vision de Joseph Smith notre prophète…"
Joseph Smith ? C’est ça le nom de leur prophète ? Alors là je me tords à l’intérieur. Un prophète ça s’appelle Mohamed ou Ezequiel, mais sûrement pas Smith. Pourquoi pas Joe Jackson ou Ferris Bueller… La Mère Lachaise a l’air emballée.
- "Ahhhh Mormons. Mais alors vous êtes Chrétiens aussi ?"
- "Absolument, malgré les critiques que vous pourrez entendre ici et là, nous sommes Chrétiens et croyons en Jésus Christ. Les Mormons croient simplement en une autre histoire qui nous a été révélée par le prophète. 600 ans avant JC, un petit groupe a fait le voyage de Palestine jusqu’en Amérique (mieux qu’Alain Bombard mais sans les croquettes en conserve) et l’un d’entre eux a caché les plaques de la révélation dans une colline du Vermont. Au début du XIXème siècle, le jeune Joseph Smith découvre les plaques d’or, les traduit grâce à des pierres magiques avant qu’elles ne disparaissent à nouveau. Il rédige livre de Mormon et crée une nouvelle Eglise. Nous croyons en Smith."
Et moi en Wesson. Of course. Le gars regarde ma femme avec les yeux du type qui vient de choper une nouvelle ouaille. Il voudrait bien gueuler sur les petits qui écrasent les platebandes en hurlant Scoobydoo-bydoo, mais il se retient. Seul un petit tic nerveux dans l’œil montre qu’il est tendu. En même temps je vois la concupiscence du mec, il mate ma meuf. Je suis sûr qu’il l’imagine déjà telle Caroline Ingalls en petite tenue affriolante en train de préparer des tartes aux pommes pour la communauté. C’est que le mormon a une vie austère, pas de café, pas d’alcool, pas d’excès… Ils baptisent les morts, c’est pour ça qu’ils sont à fond dans la généalogie, of course, c’est comme les électeurs décédés de la Mairie de Paris…
Le mec me demande ce que je fais dans la vie. Je lui réponds un truc deux point zéro pour le larguer en route. Il fait la tête du gars qui trouve ça chouette mais revient vite sur les miches de Caroline Ingalls. Je dis aux petits de se préparer on va bientôt y aller. Soudain je constate que ma meuf est de plus en plus intéressée et voudrait bien en savoir plus. Le gars a la solution. Il va nous offrir le Livre de Mormon, et en Français ; oui monsieur. Il se lève et fonce sous un parasol au fond du parking. Je dis à ma meuf qu’elle est dingue et que le zigotto est un VIP qui me les brise. Elle me répond que c’est passionnant et qu’on touche le cœur de l’Amérique pour la première fois. Pas faux…
Le gros vicieux revient avec son bouquin, celui écrit par Joseph Smith. Caroline Ingalls lui demande combien elle lui doit, je crois m’étouffer. Elle bluffe. C’est cadeau dit-il, monsieur est trop bon. Quand on voit que rien que la moquette dans l’entrée dépasse le PNB du Nicaragua, on comprend qu’un petit bouquin ne va pas les ruiner, et puis ca crée des liens. En revanche il prendrait bien l’adresse de madame pour que quelqu’un de chez eux puisse la recontacter et savoir ce qu’elle en a pensé… Ha ha ha, le piège se referme sur nous. La mère Lachaise me demande ce qu’elle doit faire. Je lui réponds globalement de se démerder, c’est elle qui s’est mise dans ce bourbier. ELLE LEUR DONNE la bougresse. Les vraies coordonnées avec détails… Madame est joueuse, j’aime ca… Le type regarde sa montre, il a bouclé sa vente. Mais visiblement il a le béguin pour madame Ingalls car il nous invite à le contacter (il nous donne sa carte de visite personnelle, bah oui) si par hasard nous voulons visiter le Saint Siège a Salt Lake City. Normalement on ne peut pas trop mais il connait du monde et il pourra l'introduire (May I introduce you?). On remballe…
La mère Lachaise est ravie, morte de rire. Je suis mitigé et les enfants heureux de quitter ce temple de la peinture blanche. Avec son livre dans la main et les illustrations de Joseph Smith (qui me rappellent curieusement l'iconographie over limite des "Signes de piste"), elle a été au bout de la visite. Je dois dire que je l’admire. Soudain elle me dit qu’elle a toujours ressenti l’envie de faire partie d’une communauté et que, pourquoi pas, un jour... Mmmm...
- "C’est fou quand même, toutes ces églises… Les baptistes, les méthodistes, les mormons…", dit-elle.
- "Bah ouais, quand un Mac Donald’s s’installe quelque part, tu peux être sur que le Burger King va pas tarder a débarquer…", lui réponds-je.
On a ri.
A l’époque (il y a deux jours), on ignorait tout des mormons. Elle m’a demandé si c’était une secte, j’ai dit que je ne savais pas trop. Que c’était bizarre ces Saints des derniers jours, pas très courageux les mecs… hé hé. Elle a téléphoné à notre nouvelle copine américaine pour lui raconter et en savoir plus. C’est là qu’elle a découvert que les Mormons étaient polygames et que pour eux la femme était surtout au service de l'homme… Alors là j’ai bien entendu affirmé que j’étais Mormon, que je l’avais toujours su, que je sentais en moi le pouvoir ancestral de Joseph Smith. Que le type du temple m’avait été très sympathique dès le début et que c’était bien, ce temple, classe même, que ça nous changerait des églises frigorifiées et des grenouilles de bénitier. Elle m’a traité de crétin et m’a aussi informé qu’il fallait donner 10% de son salaire à l’Eglise. Ah quand même ! A ce prix-la je peux aller aux putes et je ne suis pas obligé de porter un costume sombre par 50 degrés… je déconne mon amour.
Donc, il a été décidé conjointement qu’elle ne sera pas Mormonne (de croissance) et moi non plus. Nous avons bien ri mais ça va les conneries. Le coeur de l'Amérique n'est pas encore atteint...
NB: Plus de photos du temple...
Rédigé le lun. 11 août 2008 | Lien permanent | Commentaires (26) | TrackBack (0)
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