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Désolé pour ceux qui pensent que je m'acharne, mais cette meuf ne me fait plus rire du tout. Si les Républicains gagnent, une des personnalités politiques les plus limitées du cerveau (dans toute l'Histoire de l'Occident) risque de prendre en charge un bon bout de notre destin. Elle a tenu un discours hier où elle s'en prend à la recherche scientifique (transcription en Français juste après) :
Je prends l'extrait de son discours dans lequel elle explique longuement que certains budgets scientifiques sont utilisés à des usages saugrenus, inutiles, inadaptés...
"Vous avez entendu parler de certains de ces projets pour animaux de compagnie, des projets qui n'ont aucun sens ; parfois, les dollars vont à des projets qui ont peu ou rien à voir avec le bien public. Des choses comme la recherche sur la mouche des fruits à Paris, France. Je ne plaisante pas..."
Non, malheureusement elle ne plaisante pas. Elle croit vraiment que la recherche sur la mouche des fruits sont faites pour mieux connaitre la mouche des fruits ?
Pour vous rassurer, elle se fait un peu allumer de partout avec cette réplique, notamment parce que les recherches effectuées récement ont permis de belles avancées dans la compréhension de l'autisme, qui me semble être un domaine du bien public.
Cette femme est dangereuse.
PS: il y a surement une meilleure traduction pour "fruit fly", mais je ne suis pas biologiste. ;-)
Les mêmes mecs reviennent dans un petit délice d'auto-dérision, tout à fait représentatif du moral de l'Amérique d'aujourd'hui. Tellement bon...
Et pour ceux qui étaient trop jeunes pour l'original, une petite re-sucée...
Préambule
Je ne parle dans ce texte que de la partie "production" de seesmic, c'est-à-dire les shows et programmes initiés et produits par ma petite équipe. On appellait ça entre nous "seesmic production" ;-)
Le pari était audacieux, nous entrions dans l'inconnu. Créer du "contenu" sur un site fermé, en alpha, dans un pays que nous découvrions, marchant sur des usages et des comportements encore inexplorés, parlant à peine leur langue ;-). Le pari du contenu sur seesmic, produit par seesmic, nous l'avons fait ensemble, Loic et moi, et ensemble nous y mettons fin. Une décision logique et rationnelle. La mission consistait à faciliter les conversations, les enrichir, apporter de la valeur, extraire le meilleur de cette intelligence collective et la partager avec le reste du monde, comme les témoignages d'un temps, d'une histoire qui file avec nous chaque jour. Avec mon équipe, nous avons essayé, tenté des expériences, utilisé les images de différentes façons, provoqué des discussions, sérieuses ou légères, fait venir des invités. Nous voulions inventer une nouvelle forme de contenu, des programmes hybrides à la fois éditorialisés et générés par les utilisateurs. Un pari compliqué et passionnant...
Dans le bilan, nous retenons quelques grands moments : l'interview de Spielberg et toute l'équipe d'Indiana Jones à Cannes, la vidéo pour Ingrid Bettancourt, les mashups et les programmes conçus par les utilisateurs (Hache, Virginie, Beatrice), la vidéo d'introduction (et son behind the scene), le Great Village sur Ground Zero, le succès de Rachael et Sukhjit (réussir le défi de les faire adopter par la communauté en quelques mois), plus de 250 épisodes de tous les shows (seesmix, seesmic café, seesmic du jour…), Kevin Smith à LA, les conventions Républicaines et Démocrates (merci Dan), le tribute à Craig Manganello (un utilisateur seesmic décédé), les seesmeet'up et les rencontres à Austin, Vegas ou New-York, la journée avec le Monty Python John Cleese, etc, etc... On va la faire courte, mais il s'est passé des trucs dingues TOUS les jours.
Produire du contenu, il fallait le faire. Il fallait créer une colonne vertébrale à ce service d'un genre nouveau, donner des repères, des rendez-vous et des perspectives, conserver des traces de ces conversations, archiver ces heures passées à se découvrir, proposer des sujets et des rencontres. Il fallait tenter cette greffe entre le naturel et le scripté, entre le spontané et le répété, pour accompagner le bébé dans ses premiers pas. Mais la greffe contenu/site affiche un coût incompatible avec l'état d'avancement du produit et les temps difficiles qui s'installent. Malgré tout le plaisir que nous avons eu et procuré, Seesmic est avant tout un outil, une plateforme qui doit permettre à chacun de communiquer et d'échanger sans forcement devenir l'acteur d'un "contenu". Seesmic n'est pas une plateforme UGC (Contenu Généré par les Utilisateurs). Les seesmicers ne génèrent pas du "contenu", ils se parlent, ils partagent, ils se découvrent et vivent des émotions. Ce qu'ils génèrent c'est de la vie. Le simple fait d'assister à une conversation en images ne transforme pas les images en "contenu". Un texte avec des mots qui riment ne donne pas toujours un poème.
Loic et moi restons convaincus que l'idée était bonne, mais sans doute initiée trop tôt et, de fait, un luxe décalé par rapport à la réalité du produit : pas fini, pas monétisé, pas encore mûr. Nous avons pris cette décision ensemble, comme des grands, comme souvent cette année sur plein d'autres sujets. Je ne serai donc plus à temps plein dans seesmic, mais je reste actionnaire et continuerai à collaborer et réaliser des missions ponctuelles dans d'autres domaines. L'aventure ne fait que commencer !
Coming soon ;-)
(In this text, I'm talking about the produced shows and content made by my small team during this past year. We used to call it "Seesmic production"... ;-)
The bet was bold, we were entering the unknown. To create "content" on a closed site, in alpha, in a country we were just discovering, tip-toeing on usages and behaviors still unexplored, while hardly speaking their language. ;-) We made the bet on content in Seesmic (produced by Seesmic) together, Loic and I, and together we're ending it. It's a logical and rational decision. The objective had been to facilitate conversations, enrich them, and deliver value. To take the best of this collective intelligence and share it with the rest of the world as eye-witness accounts of a point in time, of a story that unfolds with us everyday. With my team, we tried, attempted experiments, used the images in different ways, brought in guests, and provoked discussions, both serious and lighthearted. We wanted to invent a new kind of content - hybrid shows both editorialized and user-generated. It was a complicated bet, but so exciting.
Looking back on it all, some exceptional moments come to mind: the interview with Spielberg and the cast of Indiana Jones in Cannes, the video for Ingrid Betancourt, the mash-ups and shows conceived by the users (Hache, Virginie, Béatrice), the Intro Video (and its Behind the Scenes), the Great Village on Ground Zero, the success of Rachael and Sukhjit (overcoming the obstacle of breaking into a community within a few short months), more than 250 episodes of all the shows (Seesmix, Seesmic Café, Seesmic du Jour...), Kevin Smith in L.A., the Republican and Democratic Conventions (thanks Dan), the tribute to Craig Mangenello (a Seesmic user who passed away), the Seesmeetups and gatherings in Austin, Vegas, or New York, the day with Monty Python's John Cleese, etc, etc... To make a long story short, mind-blowing things happened EVERY day.
It was necessary to produce content. We had to create a backbone for this service of a new genre, to provide points of reference, rendez-vous and perspectives, to conserve traces of these conversations, to archive these hours spent discovering one another, to propose subjects and encounters. This graft between the natural and the scripted, between the spontaneous and the rehearsed, had to be attempted to accompany the baby's first steps. But the graft content/site has a price tag incompatible with the product's progress and the difficult times ahead. Despite all the pleasure that we shared, and procured, Seesmic is first and foremost a tool, a platform that must permit each person to communicate and exchange without necessarily becoming an actor for "content". Seesmic is not a UGC platform (User Generated Content). The seesmicers don't generate "content", they talk to each other, they share, they discover themselves and experience emotions. What they generate is life, not a show. The simple act of participating in a conversation with images does not turn those images into "content". A text with words that rhyme doesn't always result in a poem.
Loic and I remain convinced that the idea was good, but undoubtedly initiated too early and, as a result, a luxury in relation to the reality of the product: unfinished, not monetized, not yet mature. We made this decision together, as adults, just like we often did this year with regard to a variety of topics. I will therefore no longer be full-time at Seesmic, but I remain a shareholder and will continue to collaborate and undertake occasional projects in other areas. The adventure has only begun!
Coming soon ;-)
PS: Thanks again to Alicia for the smart translation...
Dans cette deuxième partie, il parle toujours de politique, notamment d'Obama, Biden et Fox News, avec quelques mots aimables pour les Américains... La troisième video ne parlera pas de politique du tout.
Le petit gars est la nouvelle vedette de Youtube US. Adolescent doué pour la comédie, Fred Figglehorn utilise la vieille ficelle de la voix accélérée pour produire des videos délirantes sur sa vie de tous les jours. Il récolte entre 2 et 10 millions de vues par video... Je dois avouer que j'adore même s'il est parfois à la limite de l'ado agaçant à qui on mettrait bien une baffe amicale juste pour qu'il se taise. Un montage avec plein de cuts, des textes simples et un vrai sens du jeu. Je lui souhaite un avenir radieux, hors de l'Internet bien sur ;-)
Sebastien Baudet, je l'ai rencontré sur seesmic. Il a écrit et réalisé ce court-métrage que j'aime beaucoup. A vous de juger...
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